Pourquoi l'ANSES recommande la prudence sur la mélatonine
L'avis ANSES de 2018 (saisine 2016-SA-0209) fait suite à 90 signalements de nutrivigilance liés à la mélatonine. Populations à risque identifiées :
- Femmes enceintes et allaitantes : données insuffisantes sur le passage placentaire et dans le lait - Enfants et adolescents : effets long terme sur le développement neurologique et hormonal non évalués - Personnes sous antidépresseurs (ISRS, IMAO) : interaction pharmacologique possible - Personnes sous anticoagulants : potentialisation de l'effet - Maladies auto-immunes (lupus, SEP, PR) : la mélatonine peut stimuler le système immunitaire - Asthme sévère : rares cas de bronchospasme rapportés - Épilepsie : interaction possible avec le seuil convulsif
L'ANSES rappelle qu'il n'existe pas de données suffisantes sur l'usage prolongé : par prudence, restez sur des cures courtes (quelques semaines) plutôt qu'une prise chronique.
Si vous êtes dans une de ces catégories OU que vous cherchez une solution long terme, les alternatives présentées plus haut (magnésium, plantes apaisantes, safran) ont un profil sécurité bien mieux documenté.